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En 2011, l'équipe du professeur Luc Douay a réussi le premier test (tolérance, rendement, durée de vie…) d'autotransfusion humaine de globules rouges : l'injection chez l'homme de quelques millilitres de globules rouges cultivés (GRc) est réalisée à partir de ses propres cellules souches hématopoïétiques (CSH). L'objectif n'est pas à terme de répondre à la demande mondiale de sang par cette méthode mais de permettre aux malades ayant un sang de phénotype rare d'être transfusés même si aucun donneur compatible n'est identifié. En 2018, une équipe française est parvenue à reproduire in vitro le transport de l'oxygène via un substitut sanguin à base de nanoparticules de silice. La société Hémarina, fondée en 2007 par Franck Zal, chercheur au CNRS, s'est, elle, spécialisé dans la fabrication de substituts sanguins à partir du ver arénicole. Son hémoglobine est une érythrocruorine 250 fois plus petite que le globule rouge humain, mais grâce à ses 156 globines (alors que l'hémoglobine des mammifères n'en contient que quatre) s'avère 40 fois plus oxygénante que son homologue humaine. Des atouts interessants de cette technologie sont l’absence d’effet vasoconstricteur et hypertenseur, ainsi qu'une possibilité de dissolution de la molécule, non glycosylée, donc d'universalité d'utilisation (à la différence de la compatibilité des antigènes glycosylés des groupes sanguins érythocytaires ABO et Rh).
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Des tests précliniques ont déjà été effectués sur des animaux par un laboratoire de l'US Navy, qui souhaite pouvoir utiliser l'HemoxyCarrier pour effectuer des transfusions d'urgence pour les victimes de bombes.
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=== Liens externes === Institut National de la Transfusion Sanguine Transfusion sanguine : sites et documents francophones « Le 1er transporteur d’oxygène universel à visée thérapeutique », sur hemarina.com (consulté le 16 mai 2024) Portail de la médecine Portail de l’hématologie
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Le peptide à cuivre GHK est un tripeptide de structure primaire Gly-L-His-L-Lys. C'est un chélateur naturel doté d'une grande affinité pour le cuivre(II) Cu2+. Le complexe qui en résulte est généralement noté GHK-Cu. Il a été isolé pour la première fois à partir de plasma humain, mais est également présent dans la salive et l'urine. Les peptides à cuivre sont généralement de petits fragments protéiques pourvus d'une grande affinité pour les cations de cuivre(II) Cu2+. Le taux plasmatique de GHK-Cu à l'âge de 20 ans est d'environ 200 µg ml−1, mais chute à 80 µg ml−1 à 60 ans. Chez l'homme, le GHK-Cu favorise la cicatrisation des plaies, stimule la synthèse du glycogène et du glycosaminoglycane dans les fibroblastes de la peau ainsi que la croissance des vaisseaux sanguins, possède des vertus anti-inflammatoires et anti-oxydantes, et attire les cellules du système immunitaire. Des études récentes ont montré qu'il peut moduler l'expression d'un grand nombre de gènes humains, généralement en rétablissant l'expression de ces gènes correspondant à l'état sain. Du GHK-Cu synthétique est utilisé dans les cosmétiques et comme ingrédient dans les produits dits « réparateurs » et « anti-âge ». Lors d'études sur l'affinité du GHK pour le cuivre au cours desquelles le résidu d'histidine a été remplacé par un acide aminé synthétique, on a pu montrer que le résidu de glycine joue un rôle essentiel dans la liaison au cuivre, tandis que le résidu de lysine ne peut interagir avec le cuivre qu'à pH basique. À pH physiologique, la lysine peut interagir avec un récepteur cellulaire.
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La capacité du GHK à interagir à la fois avec le cuivre et avec un récepteur cellulaire lui permet de transporter le cuivre dans et hors des cellules. La petite taille de la molécule de GHK lui permet de circuler rapidement dans l'espace extracellulaire et d'accéder facilement aux récepteurs cellulaires. La structure du complexe GHK-Cu a été étudiée en détail par cristallographie aux rayons X, résonance paramagnétique électronique, spectrométrie d'absorption des rayons X, spectroscopie RMN, ou encore par titrage. Dans ce complexe, le cation Cu2+ est coordonné à l'atome d'azote de l'imidazole de la chaîne latérale du résidu d'histidine, à l'atome d'azote du groupe amine α du résidu de glycine, et à l'atome d'azote de la liaison peptidique déprotonée entre les résidus de glycine et d'histidine. Dans la mesure où une telle structure ne permet pas d'expliquer la grande stabilité de ce complexe, dont le logarithme décimal de la constante de dissociation vaut log10(K) = 16,44, contre 8,68 pour le complexe GH-Cu, dont la structure est semblable à celle du complexe GHK-Cu, il a été avancé qu'un autre atome du GHK intervient pour stabiliser le complexe avec le cuivre. Il pourrait s'agir de l'atome d'oxygène du carboxyle du résidu de lysine. De nombreux chercheurs ont proposé que les complexes GHK-Cu forment des dimères et des trimères à pH physiologique qui pourraient faire intervenir un résidu d'histidine et/ou la région de liaison au cuivre de la molécule d'albumine.
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La constante de dissociation du complexe formé avec le cuivre vaut log10(K) = 16,2 avec l'albumine plasmatique contre 16,44 avec le GHK. L'activité rédox du cuivre(II) est neutralisée lorsqu'il est complexé avec le GHK, ce qui permet l'administration de cuivre non toxique aux cellules.
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== Cicatrisation des plaies == À la fin des années 1980, le peptide de cuivre GHK-Cu a commencé à attirer l’attention en tant que moyen prometteur pour la cicatrisation des plaies. À des concentrations pico- et nanomolaires, le GHK-Cu stimulait la synthèse de collagène dans les fibroblastes cutanés, augmentait l’accumulation de protéines totales, de glycosaminoglycanes (selon une courbe biphasique) et d’ADN dans les plaies dermiques chez les rats. Ils ont également découvert que la séquence GHK est présente dans le collagène et ont supposé que le peptide GHK est libéré après une lésion tissulaire. Ils ont proposé une classe de molécules de réponse d’urgence, qui sont libérées de la matrice extracellulaire au site de la blessure. Le GHK-Cu augmentait également la synthèse de la décorine — un petit protéoglycane impliqué dans la régulation de la synthèse du collagène, la régulation de la cicatrisation des plaies et la protection antitumorale. Il a été démontré que le GHK-Cu exerce une action anti-inflammatoire et stimule la libération de facteurs de croissance tels que le facteur neurotrophique dérivé du cerveau (BDNF), le facteur de croissance endothélial vasculaire (VEGF) et la protéine morphogénétique osseuse 2 (BMP-2). Il a également été établi que le GHK-Cu stimule à la fois la synthèse des métalloprotéinases — des enzymes qui dégradent les protéines dermiques — ainsi que celle de leurs inhibiteurs (antiprotéases).
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Peptide est résumé ici à partir de littérature publique : définition, contexte et points récurrents en pratique. Informations générales, pas un avis médical.
La recherche sur Peptide repose surtout sur des travaux de laboratoire et des modèles animaux ; les données cliniques varient selon la substance.
La pureté et l'analyse (HPLC, spectrométrie de masse), une reconstitution correcte et un stockage adapté sont déterminants.%!(EXTRA string=Peptide)
Tous les mécanismes ne sont pas démontrés et une étude isolée ne fait pas une preuve globale. Les questions ouvertes sont signalées comme telles.%!(EXTRA string=Peptide)